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 Journal de quête - D&D

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Finwë
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MessageSujet: Journal de quête - D&D   Sam 18 Oct 2008 - 21:15

Les guerriers de la clarté perdue, acte I :
-Journal de Laurent Darige de Cap Chavel, prêtre-guerrier d'Erythul

Jour 1 :
On s'interroge parfois sur les grâces divines. Dans notre monde si dépourvu de miracles - ce que les profanes et hérétiques appellent magie et qui ne sont que des dons accordés par les dieux - il arrive parfois que des coups du sort nous permette d'accomplir de grandes choses. Mais tout est relatif. Mon ordre m'avait envoyé au petit village de mes origines, Cap Chavel. Ce petit village de pêcheur m'avait toujours donné de l'urticaire mais puisque c'était mon village natal, je ne pouvais pas refuser. L'ordre de mission était de rejoindre le baron à la taverne du village - le baron était mon frère - pour une quelconque mission. J'aurai apparemment des coéquipiers. Bizarre...
Mais les voies de mon Seigneur et Maitre sont impénétrables (encore que) et je dû me rendre à cette taverne. Arrivé là, je m'installai et commandai une bière pour faire passer le temps. Il ne fallut pas longtemps pour voir arriver une sorte d'ours ressemblant vaguement à un singe avec une tête tout à fait antipathique. Il était habillé comme un forestier et portait un fort long arc ainsi que deux cimetères. Il s'assit à ma table et commanda lui aussi une bière - seule boisson de la taverne - qui tarda à arriver. La porte se rouvrit encore sur... J'hésite sur le mot... Muse des trottoirs ? Non, ce serait dénigrer le fait que voir apparaitre une femme plus qu'à moitié nue, voir complètement d'ailleurs, fait toujours fort impression, même si je n'avais pas vu sa dague cachée je ne sais où. C'est avec plaisir que nous vîmes qu'elle s'asseyait à notre table. Je fit de mon mieux pour refréner une pensée de concupiscence qui, ma foi, était à la fois bien et fort mal placée. Et surtout très anticlérical. Aux chiottes les curetons de Pélor, Sainte merdre !
Quelques minutes plus tard, le baron daigna se montrer, il donna même l'impression d'être une pièce d'or jetée à une foule de gueux. Vous avez déjà essayé ? D'abord ça ne crois pas ses yeux que ça puisse leur arriver et ça regarde la pièce d'or tomber lentement, et finalement ils se massacrent entre eux pour savoir qui va la prendre. Toujours très amusant.
Bref, on avouera que tous les regards convergèrent vers lui, et vers sa singulière escorte : un personnage hirsute, encore plus poilu que l'ours d'avant, et enchainé aux pieds et aux mains de surcroît. Il s'assit à notre table, commanda lui aussi une bière et nous regarda avec cette chaleur particulière aux nobles qui veulent se mettre dans la poche les gueux de passage. Sombre con.
-Alors, vous avez déjà fait connaissance, j'imagine ? Dit-il d'une voix claire.
Nous nous regardâmes, et une ombre de sourire s'esquissa sur nos visages.
-Je suis Emmanuel, dit "MC" Tenta l'ours.
Emmanuel ? Je l'aurai plutôt vu en Robert ou en Roger, tiens !
-Moi c'est Layla.
Dit la muse (ette) d'un ton ne souffrant aucunes répliques.
-Quant à moi, je suis Laurent, Laurent Darige. Répondis-je d'un ton maussade.
Il y eut un silence. Les deux ours se regardait comme si ils se connaissaient. Ou alors ils se jaugeaient. Qu'importe ! Les paysans ne sont bons que quand ils sont sur une planches à clous et avec des tiges de bois plantés dans les yeux qu'on peut remuer.
-Salut, frangin. Décida de dire mon baron de frère, histoire de briser le silence.
Il me surprit, ce n'est pas en général comme cela qu'on salue un clerc ayant renié tous ses liens avec la réalité et les instances temporelles. Je lui répondit un sobre bonjour en lui demandant les nouvelles tandis que les autres membres de la pauvre tablée me jetaient des regards en coin. Nous apprîmes que le détenu s'appelait Markus, qu'il connaissait "MC" et que nous devions l'emmener à Karameïkos, haute-ville du haut-duché du même nom pour crime. Nous avions été choisi parce que l'ours n'étais pas très bien vu dans le village, que la nymphomane aux seins géants avait refilé la chtouille à tout le monde et que moi j'étais l'abruti de passage. Non, presenté plus serieusement, l'ours était un chasseur qui avait tué son père et qu'on envoyait loin. Le portrait de nu sans portrait mais tout aussi nue était la pickpocket du coin qu'on envoyait loin. Et j'étais l'abruti de passage.
Nous marchandâmes apprement nos faux frais (nous convînmes de soixante-dix pièces d'or) et finalement, le baron partit. Layla s'acheta des vêtements convenables ainsi qu'une arbalète legère dont je ne vois toujours pas l'interêt vu l'usage qu'elle en fit. En fin de soirée, Emmanuel se rappella que sa soeur pourrait nous donner des vivres sans que nous allions dépenser notre or (dont j'avais la garde). Il nous laissa à un coin de rue, à environ deux cent mètres de sa rue et alla quérir viande et eau à la ferme familiale dont il s'était fait jeter à cause d'une sordide histoire de parricide. Bref, il récupera un briquet d'amadou, et quelques bandes de viande séchée et revint vers Layla, Markus et moi. C'est à ce moment la que, dans la lumière déclinante du soir, une ombre vint frapper d'un direct très consistant notre forestier. Nous l'entendîmes plus que nous le vîmes, et j'avoue que notre réaction fut plus ou moins spontanée. Je décidai d'un commun accord que Layla garderait Markus tandis que je courrai sauver Emmanuel de ce mystérieux agresseur.
-Montjoie ! Saint D'nis ! Raclure de porc ! Fils de pute ! Criais-je pour me donner consistance, la morgenstern haute.
Je ne donnerai pas les détails du combat, sachant qu'il fut peu glorieux et pas très héroïque. Notre adversaire se laissa couler à terre de lui même lorsque il se fracassa sa jambe en voulant écraser la tête de notre chasseur. l'ayant loupé tout le combat, je lui écrasa fort bien le crâne. J'aurai du réfléchir avant de porter le coup fatal, mais non. Suite à ce coup, Emmanuel me regarda d'un oeil méchant et Layla accourut (enfin) avec Markus -lui sautillait.

A suivre

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